19 décembre 2017 ~ Commentaires fermés

Obstacles à l’éducation des filles réfugiées

En situation de crise, les difficultés rencontrées par les filles pour accéder à l’école secondaire peuvent être exacerbées par des normes socioculturelles plus contraignantes, les violences sexuelles ou sexistes, ou encore les grossesses et mariages précoces. En Afghanistan, l’éducation des filles est l’une des bêtes noires des Talibans depuis qu’ils ont été chassés du pouvoir en 2001. En 2004, 5 % seulement des filles afghanes allaient à l’école secondaire et les attaques dirigées contre l’éducation ont augmenté en 2005 et 2006. Les Talibans ont poursuivi leur distribution « nocturne » de lettres donnant l’ordre aux filles de ne plus aller à l’école après leur puberté (autour du CM1). Ils ont tué des élèves et des enseignants, attaqué des adolescentes scolarisées au visage avec de l’acide de batterie, et détruit des écoles de filles au lance-roquettes, en les incendiant ou en utilisant des engins explosifs improvisés. La destruction ou le déni d’accès aux installations sanitaires dans les écoles lors des conflits peut également obliger les filles à manquer l’école puisque la propreté des installations et le respect de l’intimité sont essentiels pendant la menstruation. Dans les situations de déplacement forcé, le mariage des filles est un moyen pour les parents d’échapper aux problèmes de pauvreté ou de sécurité. Or la majorité des filles mariées cessent d’aller à l’école. Et inversement, déscolarisées, elles sont plus exposées au mariage précoce, qui a quadruplé pour les enfants syriennes réfugiées au Liban, en Turquie et en Jordanie. Les avantages de l’enseignement secondaire des filles sont pourtant réels et ont le pouvoir de changer radicalement leur vie. En facilitant leur accès à l’information sur les droits et les services et en leur permettant de participer aux décisions tout en les responsabilisant, l’éducation secondaire des filles représente un bénéfice incontestable pour les pays hôtes et pour le développement en général. Il sauve aussi des vies. En s’assurant que les filles poursuivent leur enseignement secondaire, le mariage des enfants et la mortalité infantile peuvent être réduits, car les enfants dont le niveau d’éducation est plus élevé sont plus à mêmes d’avoir une alimentation saine ou de demander des soins médicaux. Les filles qui ont suivi une éducation secondaire se marient aussi statistiquement plus tard.

Les Commentaires sont fermés.

Foncierimmoconsult |
Dourdan Environnement |
En Balade |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Expandyourmind
| Sous l'écume du jour
| LE TEMPS DES CERISES